Marshall, le gardien invisible de la fluidité du jeu

Une aide discrète, mais efficace. Sur le parcours, le marshall ne se déplace pas en « policier », mais comme un accompagnateur au service du jeu.

Les mots sont trompeurs. Le terme « marshall » vient de l’américain et désigne, dans la sphère militaire, le chargé de l’ordre et du contrôle. « Au golf, sur un terrain, ce terme a toutefois une autre signification, plus pacifique », nuance Stephan Dehertog. « Le marshall a pour vocation d’accompagner et de soutenir afin, le plus souvent, de relancer la dynamique de jeu… »

En clair, le marshall veille au bon déroulement du jeu sur le terrain. Sa tâche principale est le contrôle du parcours : il veille au respect de l’étiquette, rappelle les règles locales et s’assure que le jeu ne soit pas perturbé. « Pas un policier, mais plutôt un conseiller et un médiateur », poursuit Stephan.

Le temps de jeu, toujours !

En 2025, Rigenée comptait six marshalls : Stephan Dehertog, Thierry Janssens, Patrick Saerens, Denis Tomas, Michel Vanholsbeeck et Eric Van Sint Jan. Tous n’officient pas ensemble, évidemment ; ils se partagent la tâche à chaque compétition (un marshall en matinée, un autre l’après-midi).

« Le temps de jeu et son respect sont évidemment le premier sujet du marshall », explique William Willems, notre capitaine. « Le jeu lent affecte 60 % des golfeurs, ne l’oublions pas ! »

Le rôle du marshall est donc de réguler le rythme et d’appliquer la méthode CORRECT (Check, Observe, Review, React, Encourage, Chase, Thank) pour accompagner les parties lentes sans les stigmatiser.

 

Nous pouvons agir à plusieurs niveaux

Peu d’incidents ont été constatés en 2025. Tous, d’ailleurs, ont été réglés à l’issue de la compétition, sans récidive. C’est donc positif.

« L’information est essentielle », résume William. « Elle débute à la Starter House, avec l’affichage des Time Pars, la règle 5, les strokes, la recommandation des boîtes de départ, etc. »

Pour rappel, le temps de jeu est de 3h56 pour les parties de trois joueurs et de 4h13 pour les parties de quatre joueurs. « C’est là que l’on se rend compte de l’importance du Ready Golf ! »

 

Nos marshalls sont assistés par un système de balises (Qondor)

Chaque flight reçoit une balise qui transmet au marshall, via une tablette, le rythme de jeu de chaque partie. Ce système permet d’identifier les groupes plus lents et d’intervenir de manière ciblée, donc plus efficace.

Il est à noter que le marshall a l’autorité, si une partie est nettement trop lente, de faire passer le flight suivant devant elle ou de lui demander de sauter un trou. « À ma connaissance, ces deux mesures n’ont jamais dû être appliquées à Rigenée », observe William Willems.

 

Concrètement, en tant que joueurs, nous pouvons agir à plusieurs niveaux :

Anticiper : préparer son coup (choix du club, estimation de la distance) avant d’arriver à la balle.

Sur le green : positionner son sac vers le trou suivant et quitter le green rapidement.

Prévention : jouer une balle provisoire si la balle risque d’être perdue.

Rythme : maintenir la distance avec le groupe précédent.

Gestion du temps : noter les scores au départ suivant, et non sur le green.

 

« Sur chaque trou, on peut gagner plusieurs secondes -et, à l’issue de la partie, plusieurs minutes ! », conclut William Willems.